Mise à jour 22/02/2025
Les arbres, un patrimoine vivant et essentiel.
Bien plus que de simples éléments du paysage, les arbres sont indispensables à notre environnement et à notre qualité de vie. Ils contribuent à purifier l’air, à réduire les îlots de chaleur, à réguler les eaux pluviales et à préserver la biodiversité en offrant un refuge à de nombreuses espèces.
Leur présence a aussi des bienfaits prouvés sur le bien-être humain, en diminuant le stress et en améliorant l’humeur. Protéger et entretenir notre couvert végétal, c’est investir dans un milieu de vie plus sain, plus résilient et plus harmonieux.
L’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est un petit coléoptère métallique originaire d’Asie qui s’attaque exclusivement aux frênes. Introduit accidentellement en Amérique du Nord au début des années 2000, il s’est rapidement répandu et est aujourd’hui considéré comme l’un des insectes forestiers les plus destructeurs du continent.
Les larves creusent des galeries sous l’écorce, coupant la circulation de la sève et entraînant la mort de l’arbre en quelques années seulement. Comme il est difficile à détecter aux premiers stades, l’infestation cause des pertes écologiques, paysagères et économiques importantes.
Pour mieux comprendre comment l’agrile du frêne s’immisce dans nos paysages, nous vous proposons une vidéo explicative réalisée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), la Communauté métropolitaine et le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes.
L’agrile du frêne a été détecté sur le territoire en 2023. La Ville a mandaté la Coop de l’arbre pour évaluer l’ampleur de la présence de l’insecte. Durant l’été 2024, des pièges ont été installés à différents emplacements. Les données recueillies servent à identifier les secteurs touchés et à établir un plan d’action municipal complet pour limiter la propagation.
À ce jour, 194 frênes ont été identifiés comme atteints. Selon les classifications reconnues, une très grande majorité des frênes de Baie-Saint-Paul se trouvent encore au *stade endémique, ce qui permet d’agir de façon proactive et stratégique pour ralentir la progression de l’insecte et protéger le couvert forestier.
* Le stade endémique correspond à la présence de l’agrile du frêne à un niveau faible, sans dommages apparents aux arbres.
Pôle 1 - Abattre les frênes de manière stratégique
La Ville a entrepris un programme ciblé d’abattage des frênes afin de ralentir la propagation de l’agrile. Les arbres les plus atteints sont priorisés pour permettre un remplacement planifié par d’autres essences. Cette approche vise à maintenir un couvert forestier diversifié et résilient, tout en réduisant les risques de propagation.
Pôle 2 - Suivi et collecte de données
La Ville de Baie-Saint-Paul a mandaté la Coop de l’arbre pour effectuer des dépistages réguliers. Un système de collecte et d’analyse des données est en place afin de :
Ces données permettent de prendre des décisions éclairées et ajustées, et ce, au fil du temps.
Pôle 3 - Communication et sensibilisation
La Ville met en œuvre un volet communicationnel afin d’accompagner la lutte contre l’agrile du frêne. Ce pôle vise à :
Ces outils seront déployés tout au long de la prochaine année via les différents canaux de communication de la Ville de Baie-Saint-Paul.
Les citoyens qui possèdent des frênes sur leur terrain ont un rôle essentiel à jouer. Voici quelques gestes à poser :
Signes d’infestation à surveiller
Pour toute démarche liée à l’entretien ou à l’évaluation de l’état de vos arbres, il est recommandé de faire appel à des professionnels qualifiés. Sur le territoire, La Coop de l’arbre fait partie des organisations pouvant offrir un accompagnement et des conseils adaptés à votre situation. Pour les arbres faiblement atteints, des traitements professionnels peuvent contribuer à prolonger leur vie; nous vous invitons à vous informer auprès de spécialistes en la matière.
L’infestation est encore à un stade précoce à Baie-Saint-Paul. Grâce à la vigilance des citoyens et aux interventions coordonnées de la Ville, il est encore possible de ralentir la progression de l’agrile du frêne et de protéger notre patrimoine arboricole.
Pour assurer la survie des arbres plantés, il est préférable de les planter en mai, en septembre ou au début d’octobre. A priori, il faut bien choisir l’espèce en fonction de sa taille à maturité et de l’endroit de plantation. Par exemple, le bouleau jaune (merisier) est une excellente option pour notre région. Il se reconnaît à son écorce distinctive, fine et de couleur jaunâtre à grise. Bien adapté aux climats nordiques, il peut vivre plus de 100 ans dans des conditions favorables.
Planter des arbres est bénéfique à de nombreux égards. Ils embellissent notre paysage, augmentent la valeur des propriétés et offrent de l’intimité. De plus, les arbres jouent un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique en capturant le carbone et en purifiant l'air. Ils améliorent également la qualité du sol, régulent l'humidité et créent des habitats pour la faune. Enfin, ils apportent une sensation de bien-être et contribuent à la biodiversité locale. Planter un arbre, c’est investir dans un avenir plus vert et plus sain.
Le bouleau jaune (Betula alleghaniensis), arbre emblématique du Québec, reconnaissable à son écorce mince et jaune-brun. Il pousse en forêts mixtes, entre 200 et 550 m d’altitude.
Le chêne figure sur les armoiries de Baie-Saint-Paul et pourrait être replanté pour restaurer sa présence dans la ville.
Objectif : Enlever les branches mortes ou abîmées pour permettre à l'arbre de se concentrer sur sa croissance saine.
Pour des tailles en hauteur ou des tailles de formation, contactez un arboriculteur.
La taille de formation consiste à éliminer les mauvaises fourches et à favoriser la croissance de branches fortes et équilibrées.
La Ville impose un règlement exigeant un certificat gratuit pour toute plantation ou abattage d’arbre. Elle participe aussi à la revitalisation des parcs en distribuant gratuitement des arbres (frênes, chênes, érables rubrum) aux citoyens engagés dans le verdissement.
Baie-Saint-Paul a adopté un Code de l’arbre qui encourage la plantation selon le principe du "bon arbre au bon endroit" et favorise les espèces indigènes.
La Ville impose un règlement exigeant un certificat gratuit pour toute plantation ou abattage d’arbre. Elle participe aussi à la revitalisation des parcs en distribuant gratuitement des arbres (frênes, chênes, érables rubrum) aux citoyens engagés dans le verdissement.
Originaire d’Asie, cette plante a été introduite en Amérique au XIXe siècle comme plante ornementale. Elle pousse rapidement, libère des toxines nuisibles aux autres espèces et peut causer des dégâts aux infrastructures.
La culture de la renouée du Japon est interdite par règlement municipal. Consultez le programme "Je te remplace" de la FIHOQ pour des alternatives végétales.
La berce du Caucase est une plante exotique envahissante dont la sève contient des toxines activées par la lumière, rendant la peau extrêmement sensible au soleil. Cela peut provoquer des brûlures du premier et du deuxième degré.
La floraison survient généralement entre la troisième et la cinquième année de vie de la plante. Les ombelles ne doivent donc pas être le seul critère d’identification.
En cas de brûlure :
Si les yeux sont atteints :
Vérifiez votre propriété et signalez toute présence suspecte au Service de l’aménagement paysager.
Téléphone : 418 435-2205 poste 6249.
En cas de symptômes, contactez immédiatement Info-Santé au 811.
La glace et le verglas risque d'endommager surtout les conifères érigés. Les conifères érigés ont souvent des branches latérales ascendantes et parfois plusieurs tiges principales. Le poids de la neige, la glace ou le verglas a tendance à faire ouvrir la colonne érigée et parfois casser celle-ci. Il en résulte un arbuste amputé d'un côté, d'une partie de son feuillage. Il suffit d'enrouler un filet autour de ceux-ci, sans serrer l'arbuste. Les filets plats sont recommandés pour les gros arbustes parce que les filets tubulaires sont impossibles à installer.
Les vents dominants dessèchent le feuillage des conifères, comme les conifères ont les racines et les troncs gelés, ils ne peuvent compenser ces pertes d'humidité, il en résulte un dessèchement du feuillage. La solution consiste à couper le vent. Une simple clôture à neige recouverte d'une jute ou d'un géotextile, placée du côté d'où vient le vent suffit parfois. C'est surtout recommandé pour les haies de cèdres.
Ne jamais utiliser de géotextile noir, de sacs de vidanges de plastique ni de polythène transparente, car ça pourrait faire surchauffer les arbustes et les tuer.